Samedi 27 mars
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21:28
"Je ne veux pas être tourmentée…ni, surtout, commandée. Ce que je veux, c'est être libre et faire ce qui
me plaît."
"Pour pays l'univers et pour loi ta volonté ! Et surtout, la chose enivrante : la liberté, la
liberté!
Le ciel ouvert, pour pays tout l'univers "
Ainsi parle Carmen, et José lui répond alors : "Tu es le Diable Carmen"
Tu es le Diable, Carmen.
Tu es diabolique aux yeux de quiconque s'effraie de sa propre liberté.
Tu pointes du doigt la faiblesse humaine, tu déranges et attises les jalousies.
Tu fais naître dans le coeur de José une si basse estime de lui-même qu'il préfèrera te tuer plutôt que d'affronter sa part de liberté
qu'il n'assume pas.
Tu es mon mentor, Carmen.
Et ici je veux te rendre hommage, à toi, à tous ces hommes et ces femmes qui se reconnaissent libres et qui assument les infinis
paradoxes de leur être.
Il n'est pas facile d'être une femme libre.
Ton erreur, Carmen, a été de croire que l'amour pouvait rendre plus vaillant l'homme lâche, plus téméraire l'homme peureux, et plus
simple l'homme orgueilleux.
Tu aurais dû le savoir, Carmen, que l'amour nous transforme mais ne nous change pas.